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Galerie San Marco : Objets d'art à l’Isle-sur-la-Sorgue

Objets d'art vénitien à l’Isle-sur-la-Sorgue à la Galerie San Marco : luminaires, tableaux, masques de venise,...

Galerie San Marco : décoration et verrerie vénitienne

La Galerie San Marco vous propose toute une gamme de luminaires et d’objets de décorations originaux en verre de Murano.

Chaque pièce est unique et fabriquée par les plus grands-maîtres verriers, selon des traditions ancestrales. Sans oublier une palette de couleurs où peut se mêler des éclats d’or et/ou d’argent injectés dans le verre.

Une collection de lustres en verre de Murano, réalisés entièrement à la main, dans la tradition des maîtres verriers vénitiens. Les lustres sont agrémentés de 3 à 12, 18, 24, ou 36 lumières, selon l’espace à habiller.

Ouvert du Jeudi au Lundi non stop 

de 10h00 à 19h00

Ouvert le Mercredi

de 14h30 à 19h00

Le Mardi et mercredi matin uniquement sur RDV.

Ces derniers peuvent être accompagnés de lampes, d’appliques, de lampadaires, de girandoles ainsi que de miroirs, de sculptures et d’une multitude d’objets de décoration.

C’est l’éternel éclat du verre, fait de sable et de feu, que vous découvrirez.

Sur demande, nous pouvons également vous conseiller sur une décoration unique de votre intérieur, et ce dans un délai de 72h. Contactez-nous pour plus de détail.

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15
Septembre

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Découvrez le savoir-faire des verriers pour la création d'objets d'art - Galerie San Marco à L'Isle sur la Sorgue

Verre en fusion Création d'objet d'artLa tradition du verre de Venise remonte à la fin du VI e siècle. En 1921, les verriers sont exilés sur l’ile de Murano, tout proche, pour épargner Venise des risques d’incendie, mais aussi pour mettre au secret leur précieux savoir-faire. Ils ne doivent alors ni s’expatrier, ni divulguer leurs secrets de fabrication sous peine de mort. En contrepartie de cet exil, Venise autorise les verriers à battre leur propre monnaie !

C’est l’artisanat du verre qui a rendu Murano célèbre dans le monde entier. Aujourd’hui, artistes, architectes et designers viennent des quatre coins de la planète pour travailler à Murano et donnent au verre un souffle nouveau.

Les verres de Murano sont devenus des objets d’arts recherchés par les collectionneurs du monde entier, leur fascination est demeurée intacte.

L'art de la fabrication

Les matières premières, silice, soude, potasse, chaux, contenues dans le sable blanc, les opacifiants, les colorants, sont versés dans un creuset réfractaire déposé au centre du four (le « criogolo »), à la température de 1 400 degrés.

L’utilisation de la soude permet d’obtenir un verre « long » très malléable, qui garantit au Maître Verriers un temps de travail plus étendu.

La boule incandescente, élastique qui se forme est saisie à l’aide d’une canne creuse par le « cueilleur » ouvrier ou apprenti (les « serventi ») qui la passe au maître-ouvrier (le Maestro).

En tournant la canne sur les bardelles, par torsion des poignets, avec des gestes presque sensuels, celui-ci façonne la masse vitreuse, l’étire à l’aide de pinces, la taille avec des ciseaux en éliminant les parties inutiles. Les outils sont restés les mêmes depuis des siècles.

Peu à peu, l’ébauche prend forme. Il faut aller au four plusieurs fois pour maintenir la souplesse de la masse travaillée et soufflée par l’artiste.

A l’aide d’une truelle (paletta) l’objet, allongé, affiné par le soufflage se modèle, s’harmonise, s’unifie, se lisse dans une implacable précision de gestes, selon la volonté et l’imagination, jusqu’au résultat désiré.*

A l'origine de tout, le verre en fusion et une canne 

La « canna » est le point de départ de toute création…
Elle désigne tout à la fois les tiges de cuivre qu’utilisent les verriers, ainsi que la boule de verre transparent, opaque ou composé de verre de plusieurs couleurs qui va être travaillée, étirée en forme de longues baguettes ou encore soufflée par diverses techniques.

L'art de la manière

Le verre de Murano a offert au fil des siècles un inépuisable champ d’exploration et d’épanouissement artistique où se sont aventurés de nombreux créateurs. De très nombreuses techniques ont vu le jour, inspirées par le souffle créatif de tous les « maitres du Verre »…

Les différentes techniques de création de verrerie : millefiori, filigrana, sablage sabbiatura, cana, les murrines...

Les Millefiori

Le décor millefiori est obtenu par la fusion de murrines, baguettes de verre multicolores, juxtaposées dans un ordre choisi en un faisceau dont les sections restitueront le même motif régulier (rosace, fleurette, étoile, etc…).

Le verre millefiori se travaille à chaud par soufflage ou par moulage. Les sections de baguettes sont parfois englobées dans une masse de verre incolore ou confectionnées en perles.

Ce procédé, permet d’inépuisables effets décoratifs et orne toutes sortes d’objets décoratifs comme les célèbres presse-papiers ou sulfures, des montres, des vases, des bijoux…

Pour créer des perles millefiori, le verrier enroule du verre blanc en fusion sur une tige en cuivre pour en constituer l’âme (le cœur). Il dépose des murrines sur le verre en fusion puis façonne la perle.

La pièce est ensuite refroidie dans un matériau réfractaire pour éviter qu’elle n’éclate.

Les perles sont ensuite désolidarisées de la tige métallique.

Filigrana

La technique Filigrana est l’une des plus anciennes utilisée (XVI siècle).

Le principe est d’associer au verre soufflé transparent des fils de verre étiré de couleurs diverses, préalablement disposés sur une plaque métallique ou en céramique.

Cette technique permet d’obtenir des graphismes divers que l’on classe en trois grands types :

- Le 'Vetro a fili' : les cannes forment des lignes

- Le 'Vetro a retorti' : les cannes forment des spirales

- Le 'Vetro a reticello' : les cannes s’entrecroisent

Les Murrines

Les Murrines sont obtenus par l’étirement d’une boule de verre formée de couches successives de verre de couleur disposées selon le dessin préétabli.

Après refroidissement, on sectionne cette canne en tronçons pour obtenir les « dischetti » qui serviront à la création des œuvres des Maitres Verriers.

Sablage Sabbiatura

Technique qui s’obtient en décorant l’objet au moyen d’un jet de sable avec un outil particulier en recouvrant la surface de l’objet avec un masque approprié.

On peut obtenir différents effets en utilisant des diverses qualités de sables ou en modifiant la pression du jet.

Sommerso

Immersion d’une boule de verre recueillie dans plusieurs fours contenant différentes couleurs pour obtenir des masses de couleurs variées qui flottent les unes dans les autres…

Cana

Des baguettes de couleurs différentes sont associées sur un plan de travail pour composer un décor puis fusionnées à une boule de verre par le Maitre verrier grâce à une canne à souffler.

Pulegoso

Inclusion dans la masse de verre d’innombrables bulles d’air.

Les origines de l'art du verre : la découverte d'objets d'art en verre d'un passionné

Paris, 6 heure du matin, Puces de Saint-Ouen, aux détours d’une allée, un lustre suspendu, dans un décor de stand vieillot, un lustre poussiéreux, légèrement de travers…mais pour un homme il étincelait de mille feux …il procurait à ce stand une magnificence, une chaleur, une âme…

Cet antiquaire partit chiner pour son magasin fut alors épris d’un sentiment de conquête. Malgré son enthousiasme et en bon marchand, il continua sa route à la recherche d’autres objets rares pour sa clientèle.

Mais la magie de Venise avait déjà conquis son cœur à son insu… N’était-ce pas dû à ses origines italiennes ?

Il revint sur ses pas afin d’acquérir « son » lustre vénitien, étant devenu sien au premier regard.

Ce jour-là, commença une histoire passionnelle et passionnée. Cet homme ne connut plus de limites pour satisfaire et partager avec sa clientèle l’amour de l’art des maitres verriers vénitiens.

Pour se faire et en tant qu’autodidacte, il partit à la conquête de Venise, Murano, Burano… afin de se donner les moyens d’assouvir sa passion et son rêve.

Arrivé à Venise, il a marché, tapé aux portes, marché de nouveau, pris une, deux, trois fois le vaporetto, a exposé son projet, convaincu les maitres verriers directement dans leur fabrique, marché encore, négocié des exclusivités…

Sa persévérance et sa passion lui ont alors ouvert les portes d’un monde fantastique, féerique et luxueux. Son professionnalisme et celui des maîtres verriers ont fait le reste.

La Galerie San Marco est née en 1987 et a dédié son antre à l’art vénitien dans toute sa splendeur. Ne voulant pas se cantonner à une seule catégorie d’œuvre d’art, il a imaginé et réalisé dans sa boutique une petite Venise peuplée de lustres, du plus petit au plus majestueux, du plus décoré au plus simple, sans compter une palette de couleurs éclatante de mille feux, d’appliques, de lampadaires, de girandoles, de sculptures, de vases, de calices, de masques, de costumes, de coupes, de bonbons, de sulfures, d’animaux, de bijoux, de bougeoirs, de miroirs, de flacons…

Au fil des années, sa passion ne cessa, il aimait et respectait le travail minutieux des maitres verriers. Il demeurait émerveillé comme un enfant devant la magie de leur geste si précis, de cette pâte à chaud qui prenait forme selon l’imagination de son créateur et de son savoir-faire ancestral.

Cet homme, c’était mon père.

Il me fit découvrir, lors d’un voyage à Venise, la beauté et la magie de cet art du verre. Je le suivis dans les fabriques et écoutai ses explications en détaillant cette ville aux mille facettes, son architecture, ses ponts, ses habitants, ses senteurs…

Je fus également conquise par cette ville hors du temps, par son art unique… l’âme de Venise venait de me toucher.

Je vis au bout d’une canne une boule rougir et tournoyer sous les gestes précis et rapides de l’artiste pour faire jaillir un vase d’une transparence incroyable.

Je vis ces baguettes de verres multicolores s’étirer, s’entremêler devant un chalumeau et se former aux fils de gestes ancestraux un petit chat.

Je vis ces masques et costumes d’un autre temps et pourtant si réels…

Ces images fascinantes se sont gravées dans ma mémoire.

Je pouvais mettre des images sur la passion de mon père, je compris ce qui l’avait poussé dans cette voie… et son amour de Venise fut partagé.

J’appris beaucoup de lui, je l’observais lorsqu’il choisissait les lustres, les objets  de décoration, lorsqu’il expliquait aux maitres verriers les formes et couleurs qu’il souhaitait.
Mon père avait une âme d’artiste et grâce à Venise et ses maitres verriers, il a pu révéler son savoir-faire dans la décoration luxueuse d’intérieur.

En parallèle de mes études juridique et comptable, je l’aidais dans son activité. Au fil du temps, il me transmettait son savoir ; j’appris à monter et électrifier les lustres, à savoir manipuler le verre avec respect et délicatesse. De plus, il m’expliquait les diverses  techniques d’élaboration de chaque objet. 

Mes diplômes acquis nos chemins se sont séparés.

Pour sa mémoire, sa passion et notre amour de Venise, j’ai quitté ma route pour revenir sur ses pas et essayer de continuer son fascinant voyage.

Ne sachant pas manier la plume, l’auteur qui, pour moi, décrit le mieux l’atmosphère de Venise est Monsieur Jean d’Ormesson lorsqu’il écrit :

« Venise est la plus célèbre, la plus belle, la plus invraisemblable, la plus triste et la plus gaie de toutes les villes du monde. Les lions y ont des ailes et les pigeons y vont à pied. Elle a su concilier la grandeur et le libertinage, l’aristocratie la plus fermée et la démocratie conquérante, (…) La mort y règne, et les masques. Les peintres viennent y peindre, les amants s’aimer et souffrir (…) Pas d’écrivain, pas de musicien, pas de sculpteur ou de peintre qui n’ait passé à Venise et qui n’ait laissé quelques mots sur la ville de marbre et d’eau. Les poètes viennent y mourir ou y nager ou tracer dans le sable du Lido le nom de la femme qu’ils ont aimée. Toujours en train de disparaître, Venise est immortelle. Elle est le rêve le plus réussi de toute l’histoire des hommes. »